Prix immobilier à Marseille en 2026 : panorama général
Après deux années de correction, le marché immobilier marseillais se stabilise nettement en 2026. D’après les données MeilleursAgents d’avril 2026, le prix moyen à Marseille s’établit à 3 705 €/m², avec une nette différence entre appartements (3 549 €/m²) et maisons (4 813 €/m²). Sur un an, la cité phocéenne affiche une progression moyenne de +1,2 %, loin de la baisse généralisée observée dans la plupart des grandes métropoles françaises. Marseille reste ainsi l’une des villes les plus attractives de PACA pour les acquéreurs, portée par son cadre de vie, l’arrivée du TER à grande vitesse et des projets urbains comme Euroméditerranée 2.
Mais parler d’un prix moyen à Marseille n’a que peu de sens : entre le 7ème arrondissement face au Pharo et les quartiers nord, l’écart dépasse le rapport de 1 à 4. Ce guide par arrondissement synthétise les données 2026 pour vous aider à situer votre projet — achat, vente ou investissement locatif — sur une carte des prix en pleine recomposition.
Centre-ville (1er, 2ème, 3ème) : la zone en mutation d’Euroméditerranée
Le 1er et le 2ème arrondissement oscillent entre 2 500 et 3 500 €/m² pour les appartements. Noailles, Belsunce et le Panier conservent des prix d’entrée accessibles, tandis que la Joliette et les Docks tirent vers le haut grâce à la reconversion tertiaire d’Euroméditerranée. Le 3ème arrondissement, longtemps délaissé, profite désormais de l’effet Euromed 2 : un T3 rénové à la Villette ou Saint-Mauront se négocie autour de 2 300 à 2 800 €/m², contre moins de 2 000 €/m² il y a cinq ans.
Pour un investisseur, la zone offre des rendements bruts souvent supérieurs à 6 %, mais le marché locatif y est plus tendu qu’il n’y paraît : exigez un diagnostic précis du bâti (classes DPE, humidité, copropriété) avant tout achat.
Les arrondissements premium (6ème, 7ème, 8ème)
Le cœur haussier de Marseille reste concentré sur la façade sud. Dans le 6ème arrondissement, les prix vont de 3 800 à 5 500 €/m² selon que l’on se situe à la Plaine, Notre-Dame-du-Mont ou autour de la Préfecture. Le 7ème, entre Pharo, Endoume et Saint-Victor, atteint 5 000 à 6 500 €/m² pour les biens avec vue mer.
Le 8ème arrondissement reste le secteur le plus onéreux : 4 762 €/m² en moyenne pour les appartements et 10 247 €/m² pour les maisons (MeilleursAgents, avril 2026). Bompard, Roucas Blanc, Périer ou le Prado tirent les prix vers le haut, certaines villas du Roucas dépassant les 15 000 €/m². Les délais de vente y sont extrêmement courts : 7 jours en moyenne dans le 7ème et le 8ème, contre 4 à 6 semaines dans le 6ème.
Les arrondissements familiaux (9ème, 10ème, 11ème, 12ème)
Le 9ème arrondissement, avec Mazargues, Sainte-Marguerite et le Cabot, se négocie entre 3 200 et 3 800 €/m². C’est l’un des meilleurs compromis surface-cadre de vie pour les familles, avec un marché stable et liquide. Le 10ème (Saint-Loup, Saint-Tronc) et le 11ème (La Valentine, Saint-Marcel) restent sous les 3 500 €/m², portés par la proximité de l’A50 et des zones commerciales.
Le 12ème arrondissement est à surveiller de près : entre la Timone, Saint-Barnabé et les Trois-Lucs, les prix se situent entre 3 200 et 3 800 €/m², mais le secteur connaît une dynamique haussière liée à l’extension du métro et à la rénovation du pôle hospitalier de la Timone. Les acheteurs primo-accédants y trouvent des maisons de village autour de 4 000 à 4 500 €/m², rares à ce niveau de prix à Marseille.
Les arrondissements nord (13ème, 14ème, 15ème, 16ème) : dynamique de rattrapage
Longtemps considérés comme les parents pauvres du marché, les arrondissements nord connaissent en 2026 une dynamique nette. Le 13ème arrondissement (Saint-Jérôme, Malpassé, Château-Gombert) affiche +15 % sur un an avec un prix moyen autour de 2 800 €/m², tiré par le pôle universitaire et technopolitain. Le 14ème se négocie autour de 2 687 €/m², le 15ème autour de 2 869 €/m².
Ces quartiers offrent les meilleurs rendements locatifs bruts de Marseille (7 à 9 % possibles), mais la vigilance s’impose : analysez secteur par secteur, car deux rues peuvent se vendre à 30 % d’écart selon la qualité de la copropriété et l’environnement immédiat.
Comparatif 2025-2026 : qui monte, qui baisse ?
Sur douze mois glissants (avril 2025 → avril 2026), la tendance est claire : les arrondissements nord et le 12ème progressent (+5 à +15 %), les arrondissements premium (6e, 7e, 8e) se stabilisent après la correction de 2023-2024 (+1 à +3 %), le centre-ville (1er-2ème) reste plat. Le 9ème et le 11ème affichent des progressions modérées (+2 à +4 %) portées par la demande de résidence principale.
Les volumes de transaction progressent également : +8 % sur un an selon les chiffres des notaires PACA, signe d’un marché qui retrouve de la fluidité grâce à la détente des taux de crédit (retour sous les 3,3 % sur 20 ans en avril 2026).
Conseils EG Agency pour situer votre bien ou votre projet en 2026
Chez EG Agency, nous intervenons quotidiennement sur les 6ème, 7ème, 8ème, 9ème et 12ème arrondissements. Notre expérience du terrain confirme les données MeilleursAgents : à Marseille, le prix au m² n’a de sens qu’à l’échelle d’une rue, pas d’un arrondissement. Deux biens à 200 mètres peuvent avoir 20 % d’écart de valeur selon l’étage, l’exposition, la qualité de la copropriété ou la classe DPE.
Avant tout achat ou toute mise en vente, nous vous recommandons une estimation gratuite sur place qui intègre : les comparables notariés des 6 derniers mois dans un rayon de 300 mètres, la tendance micro-locale, l’impact du DPE (avec l’entrée en vigueur du nouveau coefficient 1,9 pour l’électricité en 2026), et les délais de vente prévisibles selon la typologie. Contactez notre équipe pour un rendez-vous d’estimation adapté à votre arrondissement.
Sources : MeilleursAgents (avril 2026), Chambre des Notaires PACA, Observatoire DPE-Audit ADEME. Données mises à jour le 21 avril 2026.



